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Est-ce que la chiropraxie est reconnue en France ?

La chiropraxie est légalisée en France depuis 2002, et les décrets d’exercice de cette loi sont parues en 2011.

Les chiropracteurs peuvent donc exercer en première intention, sans ordonnance médicale, ni certificat de non contre-indication.

C’est grâce à leur formation de 6 années que les chiropracteurs sont les seuls professionnels non médecins à avoir autant d’actes autorisés en matière de thérapie manuelle.

 

Pourquoi la chiropraxie est-elle peu connue ?

La chiropratique est peu connue en France en raison du faible nombre de praticiens(environ 800).

Elle est en revanche beaucoup plus développée dans les autres pays de l’Europe tels que l’Angleterre, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Belgique, la Suisse, etc., et dans le monde. En suisse, le chiropracteur est professionnel de santé universitaire, au même titre que le médecin. Ses séances sont remboursées par l’assurance maladie.

Il y a plus de 100’000 praticiens dans le monde, ce qui en fait la première profession de santé manuelle, et la troisième après la médecine allopathique et la dentisterie.

 

Pourquoi choisir la chiropraxie ?

Les sociétés occidentales définissent généralement la bonne santé comme étant l’absence de symptôme. Or, selon la définition officielle de l’OMS, il s’agit plutôt d’un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

La nuance est importante. Le symptôme est alors vu comme un signal d’alarme du corps, traduisant son incapacité à s’adapter aux agressions, extérieures comme intérieures.

La chiropraxie, par son approche globale, s’attache à trouver la cause de cette défaillance du corps, et à y remédier dans la mesure du possible.

L’absence de maladie ne signifie pas la bonne santé !

 

Quelle est la différence avec la kinésithérapie et l’ostéopathie?

Les plus grandes différences entre la chiropraxie, l’ostéopathie et la kinésithérapie reposent sur la formation ainsi que sur les actes autorisés.

Il existe environ 70 écoles d’ostéopathie en France qui forment des ostéopathes en 3, 4, 5 ou 6 années d’études après obtention du baccalauréat. Les formations sont donc très différentes entre les écoles. De plus, certains praticiens de santé tels que les médecins, les kinésithérapeutes, etc. peuvent obtenir le titre d’ostéopathe après avoir réalisés quelques courts séminaires.

Dans la pratique, quelques actes, tels que les manipulations vertébrales (avec vecteur de force), ne sont légalement autorisées qu’aux chiropracteurs ou aux médecins et interdits aux ostéopathes. Les différences sont expliquées dans le tableau ci-dessous :

La kinésithérapie a quant à elle une formation sur 3 ans après réussite à un concours. Les kinésithérapeutes sont spécialisés dans la rééducation fonctionnelle et la réadaptation et ne sont pas formés à la manipulation vertébrale. Ils utilisent de nombreux outils thérapeutiques, ainsi que du massage.

 

Comment se déroule une consultation ?

  • Elle comprend en général plusieurs phases, permettant d’arriver à un diagnostic précis, et à une décision de prise en charge :
  • l’anamnèse, ou interrogatoire du patient
  • l’examen clinique, pouvant comporter un examen neurologique (marche, réflexes, tests de la sensibilité et de la motricité, etc.), un examen orthopédique (série de tests permettant de localiser les segments ostéoarticulaires à traiter et permettant de cerner la nature de l’affection), un examen physique (prise de tension, etc.)
  • l’examen des clichés radiologiques, le cas échéant, permettant de reconnaître les indications et contre-indications au traitement chiropratique, ainsi que d’évaluer la nécessité d’adresser le patient à son médecin traitant ou à un spécialiste. Le chiropracteur est également formé à la lecture d’examens divers : analyses biologiques, scanner, IRM.
  • le traitement proprement dit, différent selon le patient et le résultats des étapes précédentes.

 

Pourquoi faut-il faire plusieurs séances ?

L’expérience, validée récemment par la recherche, a prouvé qu’il fallait en moyenne de 3 à 5 séances pour obtenir des résultats probant sur la diminution de la douleur et le bien-être du patient.

De plus, en cas de problème chronique, les déséquilibres fonctionnels responsables des douleurs remontent à plusieurs mois, voire plusieurs années. Il faut donc plusieurs séances pour corriger ces dysfonctionnements.

Néanmoins, il peut arriver qu’une seule séance suffise, car chaque personne est unique, et réagit donc différemment au traitement.

 

Pourquoi la chiropraxie n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale ?

Le remboursement des soins présuppose une reconnaissance légale de la chiropraxie en France. Cette reconnaissance est officielle depuis l’obtention des décrets d’application de la loi de 2002, qui ont été promulgués en 2011.

Pour l’instant, la Sécurité Sociale ne rembourse pas les soins chiropratiques. Cependant, de nombreuses mutuelles françaises acceptent de prendre en charge tout ou partie des frais. Qui sait, les choses changeront peut-être un jour…

En France, nous sommes confrontés au paradoxe suivant en ce qui concerne le remboursement : quand un Allemand ou un Suisse se fait soigner en France par un chiropracteur français, il peut se faire rembourser car la chiropraxie est légalement reconnue dans son pays. De même, lorsqu’un Français se fait soigner par un chiropracteur suisse, il peut se faire rembourser par la Sécurité Sociale française car la chiropraxie est légalement reconnue en Suisse.

 

Qu’en est-il de la recherche ?

Dans un article publié en 2013, le « Journal of the American Medical Association » recommande d’essayer des thérapies conservatrices avant toute intervention chirurgicale. En dehors des antalgiques, les auteurs préconisent la chiropraxie, l’acupuncture, et certains exercices.

La chiropraxie, en tant que première profession manuelle au monde, et partenaire de l’OMS, est fortement impliquée dans la recherche. De nombreuses études scientifiques menées de par le monde ont démontré qu’une prise en charge chiropratique amenait :

  • une diminution des contractures musculaires par modulation centrale de l’activité des motoneurones
  • un gain de l’amplitude articulaire
  • une augmentation du seuil de tolérance à la douleur par modulation centrale et périphérique
  • une diminution des contraintes mécaniques exercées lors du processus inflammatoire
  • une amélioration de la capacité motrice
  • une amélioration de la proprioception (perception de la position de son propre corps dans l’espace)
  • une répercussion sur le fonctionnement réflexe du système nerveux autonome, responsable des fonctions automatiques du corps comme la digestion, le rythme cardiaque, la régulation de la tension artérielle, etc.